Christine Lagarde lors des États généraux le 28 avril 2009 à Paris.
La ministre de l'Économie Christine Lagarde a demandé mardi aux restaurateurs de se montrer "généreux envers les consommateurs", lors de la signature du contrat d'avenir qui engage la profession dans une baisse de prix ciblés en échange de la baisse de la TVA.
La baisse de TVA à 5,5% aura "un coût annuel de 3 milliards d'euros", a-t-elle dit.
En tenant compte de la suppression d'allègements fiscaux consentis au secteur en attendant la baisse de TVA, ce coût sera de 2 milliards d'euros nets pour l'État, a-t-elle précisé.
"Le contribuable est généreux.
En retour, il est naturel que vous vous montriez généreux envers les consommateurs, envers les salariés et envers vous-mêmes, en investissant et en réinvestissant dans vos entreprises", a ajouté la ministre.
Un comité de suivi rendra compte tous les six mois de l'application des engagements du contrat d'avenir, y compris la baisse des prix.
"Loin de moi, l'idée de réintroduire le contrôle des prix, a ajouté Mme Lagarde, mais nous contrôlerons que la baisse a bien eu lieu. Nous disposons de relevés de prix effectués ces dernières semaines, nous pourrons ainsi matérialiser précisément les baisses enregistrées".
S'agissant de l'engagement des restaurateurs envers leurs salariés, Mme Lagarde a précisé qu'il faudrait "d'ici la fin 2009 (...) arriver à un accord concernant la rémunération dans la branche".
Ses "services effectueront chaque année une évaluation précise des recrutements nets dans le secteur, de même qu'une comptabilisation des jeunes en apprentissage" afin de vérifier que l'engagement de créer 40.000 emplois, dont 20.000 en apprentissage est tenu.
Source :(AFP)-2009


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